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Claude Monet, peintre Impressionniste du 19 ème siècle.
Claude Monet fut considéré comme chef de groupe des peintres dit « impressionnistes » à l époque de l’ère pré industrielle 1874-1890.
Peintre sur Paris à ses débuts, il prend plaisir à s’évader aux alentours de Paris pour peindre des paysages tels que la Seine à Argenteuil, Asnières, les gares ,..puis plus loin la Normandie.
Parti en train de Paris St Lazare, Monet quitte la capitale en août 1878 pour Vétheuil et y découvre un panorama admirable. « Un endroit ravissant « écrit il à son ami Murer le 1 er sept.
Il s’ installe sous une toile de tente en bord de Seine quelques jours , puis à l hôtel du Cheval Blanc. Seulement en janvier 1879, après que ses premières œuvres sur Vétheuil aient été vendues, Monet décide de se fixer dans un site dont les motifs , peints dans la joie, rencontrent un écho favorable confirmant l’accueil pour sa peinture.
Il reste 3 ans dans sa maison de Vétheuil mais la tristesse ambiante ne l inspire guère. Il découvre lors de l hiver rigoureux les paysages de bord de rive de Lavacourt. Seuls 2 paysages sont devenus des classiques de Vétheuil et seront renommés.
Mais à l apparition du printemps 1879, de son bateau atelier amarré à la berge, il attend son heure quand la frénésie de peindre jaillit avec l’éclat des couleurs. Les différents emplacements de son bateau atelier lui procure des effets de couleurs et un éclairage toujours différents. Il multiplie les motifs des vergers, des champs, le reflet des paysages dans l’eau offrant des effets. La sensation qu’il peint hâtivement 30 œuvres à la journée.
La 1ère exposition à Paris au printemps 1879 comporte 29 tableaux de C .Monet. Pourtant, Monet ne s’ y rendra pas malgré les nombreux compliments de la presse ; le journal titra « Monet se montre l’artiste le plus doué d’entre tous ». Le peintre sombre dans une crise de dépression jusqu’au 14 mai date à laquelle, il avoue dans une lettre à son ami peintre Edouard Manet, sa misérable existence avec sa famille malade et un marasme financier, résultat de l’insuccès des ventes.
L’auteur Emile Zola écrit en juillet 1879 « Monet fait parti des Impressionnistes pionniers, de grandes espérances dans ce peintre, mais celui-ci parait épuisé par une production hâtive, il n’étudie pas la nature des vrais créateurs ». Il rajoute à son écrit, « Monsieur Monet à trop cédé à sa facilité de production et porte aujourd’hui la peine de sa hâte, de son besoin de vendre vite ».
Trois ans après en 1883, C. Monet a changé sa perception de peindre. « La vision de Monet est autrement que la majorité des hommes ; il s’efforce à reproduire ce qu’il voit, le peintre est impressionné par la nature et il impressionne ses contemplateurs de toiles. Il sait son métier et obtient des résultats plastiques. Voilà un signalement qui répond à l’idée qu’on se faisait autrefois du véritable artiste » écrit Alfred de Lostalot. dans la Gazette des Beaux Arts.
Habitué à séjourner en Normandie, au printemps 1883, il se met en campagne pour trouver une nouvelle résidence. Il cherche à s’installer dans un endroit fixe. Désormais éloigné de Paris, il ignore encore que ce rêve de stabilité va se réaliser le 6 avril quand Monet prospecte la région de Vernon « la région me plait beaucoup » déclare t-il à son entourage. Monet connaissait Vernon de longue date pour y être passé chaque fois qu’il circulait en train entre Paris et la Normandie. A l’écart de 500 mètres. de la voie ferré, se découvrant peu visuellement, la localité élue est Giverny, ce jour du 29 avril 1883, il s’ y installe définitivement grâce à un mois de vente exceptionnel (5000 francs) à cette adresse illustre « Claude Monet à Giverny, par Vernon, Eure ».
Seul ombre à ce jour heureux, son ami peintre Edouard Manet meurt la veille. Les funérailles ont lieu le 3 mai et Monet se rend à Paris, non loin de la gare St Lazare, lieu chargé de tant de souvenirs. Les compagnons du défunt sont liés par le cordon des funérailles, Monet est aux cotés de Zola, Proust…
Giverny, 279 habitants en 1883, s’étend sur 2 kms, adossé aux collines de la rive droite de la Seine,séparé de Vernon par le fleuve.. La route se sépare en deux puis se relie par une rue en pente rapide de « celle d’en haut à celle d’en bas ». La rivière l’Epte se détache sur sa rive droite de Giverny et se jette dans la Seine à quelques kilomètres plus loin.
Sur Claude Monet à Giverny, tout à été dit. Aucun des journalistes ou historiens ne peuvent se vanter de l’avoir connu d’une façon soit peu intime, à part peut être Gustave Geffroy et surtout son ami Jean Pierre Hoschédé, fort d’un demi siècle d’intimité familiale. Ce dernier avait rédigé au soir de sa vie , « Monet ce mal connu ».
Monet avait été séduit par les arbres fruitiers en fleurs dans le jardin de la maison d’un riche propriétaire, celui-ci consent à lui louer cette importante propriété entièrement clos comprenant cour, grange, jardin, vaste espace pour laisser son talent de paysagiste pour ses projets futurs. Toutes les promesses d’avenirs sont là et ce terrain suffisamment grand pour supporter progressivement toutes les additions de constructions que Monet jugera nécessaires.
Monet fait construire un hangar au bord du fleuve pour abriter ses bateaux atelier. La Seine l’attire à nouveau pour peindre les rives, îles, paysages de port Villez, chemin de halage et l’église et bord de l’eau à Vernon. Ce seront ses sept premières toiles de la région de Giverny.
Claude Monet partira en voyage le 17 janvier 1884 pour le sud de la France, Menton puis la riviera Italienne à Bordighera, en compagnie de son ami Auguste Renoir pour de nouvelles inspirations avant de revenir à Giverny.